En complicité avec les équipes de la Nuit Blanche, l’artiste Cristina Hoffmann est partie avec ses muses les plus fidèles, le groupe d’Hype(R)Ladies du 10ème arrondissement, pour une nuit de découverte, de rencontre et d’expérimentation.

« Hâte toi lentement »

<<Le long de la Seine, d’une rive à l’autre, dépêchons-nous de poursuivre la beauté et arrêtons nous pour la contempler. >>

C’est ainsi que commence l’édito de Jean de Loisy,  directeur artistique de la dernière Nuit Blanche, dont le fil conducteur cette année a été une histoire d’amour, Le Songe de Poliphile, roman italien de la Renaissance considéré comme l’un des plus beaux livres du monde.

Au départ du Parvis de L’Hôtel de Ville nous trouvons Sommeil le lac gelé de Stéphane Thidet.

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Nous avançons dans la foule, un cœur improvisé dans la main pour nous retrouver, et finissons au pont D’arcole face à De amore: La fabrique des cœurs brisés, de Jean-Marc Ferrari et Estelle Delesalle, où des bucherons fabriquent des coeurs qui se suivront de teintures, ateliers de perçage, sciage, brulûre qui martyriseront les sentiments jusqu’à les rotir sur des broches.

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Après ces cœurs trafiqués, nous sommes face à Cote 15,28: l’amour déborde, l’hallucination imaginée par Pierre Delavie pour la façade de la conciergerie qui, renversée tout comme nous, se trouve sens dessus dessous.

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Welcome to Caveland! La parade des taupes de Philippe Quesne nous surprit au Pont au Change, où des enfants et une horde taupes géantes font défiler devant nous des aperçus d’un monde souterrain, mystérieux et délirant.

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Puis nous partons vers Place Dauphine où dans Going over, going under, les performeurs Mel O’Callaghan s’épuisent et tirent inlassablement d’une corde, tel l’effort de l’amour ; et nous, nous faisons une pause pour fabriquer des cœurs secondaires qui puissent opérer un peu de magie dans cette nuit.

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Nous avançons alors vers la Monnaie où la vidéo de Drawing Restraint 15 de Matthew Barney nous montre la richesse des tribulations d’un artiste, et comment un voyage solitaire transatlantique, le mouvement d’un bateau ou un même poisson peuvent être des éléments clés dans une nouvelle aventure de dessin.

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Et puisque notre attention est tournée vers l’eau, nous avançons naturellement vers le tour de force d’Anish Kapoor qu’avec Descension, réussit a provoquer un tourbillon dans les eaux de la seine, et engloutir nos regards046_nuit_blanCHpe_CHp 076_nuit_blanCHpe_CHp

Enfin, sur le Pont des Arts, submergés par le son de Live Stream, l’installation de Oliver Beer, nous profitons du rare noir total au milieu de la seine et fabriquons à notre tour une image éphémère pour dire au revoir à cette Nuit Blanche qui nous en a mis pleins les cœurs !001_nuit_blanCHpe_CHp